
La crise des deux ans? Les premiers secours pour papa et maman
À deux ans, votre tout-petit découvre un mot qu’il aime particulièrement : « non ». Et avec lui arrivent parfois les larmes intenses, les colères soudaines ou cette opposition ferme lorsque vous refusez quelque chose qu’il désire profondément. On parle souvent, avec tendresse, de la « puberté des tout-petits ».
6 conseils traverser cette phase avec plus de sérénité
Rassurez-vous : cette étape, bien que déroutante, fait pleinement partie de son développement. Entre 18 mois et 3 ans, votre enfant apprend à s’affirmer, à ressentir intensément, et à tester les limites qui le rassurent. Et surtout, cette période ne dure qu’un temps.
Choisissez vos batailles
Vous ne pouvez pas tout encadrer, et ce n’est pas nécessaire. Plus les règles sont nombreuses, plus elles deviennent difficiles à comprendre pour votre enfant… et à tenir pour vous. Gardez l’essentiel, et restez cohérente. Formulez vos demandes avec assurance et simplicité : plutôt que de poser une question, accompagnez-le avec une indication claire.
En parallèle, offrez-lui de petits espaces de choix : son verre, ses chaussettes, la façon de couper son sandwich… Ces petites décisions nourrissent son besoin d’autonomie et facilitent l’acceptation du reste.
Nourrissez le positif autant que possible
Votre enfant cherche avant tout votre attention. En valorisant ses comportements positifs — lorsqu’il joue calmement, lorsqu’il vous aide — vous l’encouragez à les reproduire. Les tout-petits adorent participer : cuisiner avec vous, ranger, imiter vos gestes… Ce sont de précieuses occasions de connexion.
Accueillez ses émotions avec calme
Derrière chaque crise se cache une émotion qu’il ne comprend pas encore. Votre enfant ne sait pas toujours reconnaître, ni exprimer ce qu’il ressent. Votre calme devient alors son repère.
Prenez le temps de l’accompagner : nommez ses émotions avec des mots simples, montrez-lui que vous comprenez. Par exemple :
« Tu aurais vraiment aimé ce sandwich, je le vois… c’est difficile quand on ne peut pas l’avoir. » Se sentir compris l’aide déjà à s’apaiser.
Besoin d'aide ? L'ours Bambix est là : utilisez les émoticônes Bambix. Vous pouvez imprimer les émoticônes et créer un baromètre des émotions.
Limitez les “non” et proposez autrement
Ce n'est pas facile, mais essayez de ne pas dire « non » trop souvent à votre tout-petit et de parler le moins possible. Les tout-petits aiment imiter, et votre enfant reproduira ce comportement.
Proposez une alternative à ce qui n'est pas autorisé ou possible. Par exemple : « Tu n'as pas le droit de lancer les blocs, mais on peut jouer au ballon ensemble et le lancer dans le jardin. »
Ne le prenez pas pour vous
Certains mots ou comportements peuvent vous toucher, et c’est normal. Mais votre enfant ne cherche pas à vous blesser. Il expérimente, il teste, il découvre l’effet de ses actions. Derrière son opposition, il n’y a pas d’intention contre vous.
Préférez la distraction à la punition
À cet âge, la notion de punition est encore abstraite. Votre enfant ne fait pas le lien entre son geste et une conséquence différée.
Face à un comportement difficile, vous pouvez :
- ignorer certains petits comportements comme les pleurnicheries,
- intervenir calmement mais fermement s’il y a un danger ou s’il fait mal,
- vous mettre à sa hauteur avec des consignes simples,
- détourner son attention en proposant une autre activité, comme lire un livre ensemble.



